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La fondation s’est associée aux associations FLAG et SOS homophobie afin de proposer aux agents de la préfecture de police une exposition composée de dessins et caricatures liés à la LGBTphobie.

Qu’il s’agisse d’insultes ou de moqueries, d’agressions physiques ou sexuelles, de menace ou de chantage, de discrimination ou de harcèlement, une forte proportion de gays, lesbiennes, bi-e-s et trans sont encore aujourd’hui contraint-e-s de dissimuler leur orientation sexuelle ou identité de genre afin d’éviter de subir le rejet et l’agressivité de leur entourage ou de parfaits inconnus.

Cette situation est clairement décrite dans le rapport publié chaque année par l’association SOS homophobie qui dresse pour l’année 2018 le constat d’une année noire. Au total, 1 905 faits – insultes, violences, discrimination – ont été signalés dans tout le pays, soit 15% de plus qu’en 2017.

Agressions physiques et signalements en hausse.

En 2018, 231 agressions ont été signalées à l’association, soit 66% d’augmentation par rapport à l’année précédente, un record depuis la première publication de ce rapport en 1994. Pour expliquer cette recrudescence, le rapport note que les victimes "ne se cachent plus" et "osent de plus en plus témoigner", via notamment la publication de leur visage tuméfié sur les réseaux sociaux. C’est ainsi que les témoignages d’actes LGBTphobes ont augmenté de 15% en 2018, pour s’établir à 1 905.

Chaque jour, une lesbienne se fait agresser.

Autre tendance inquiétante de ce rapport, la forte augmentation des actes lesbophobes : + 42% et 365 cas signalés, "soit un acte lesbophobe par jour". Ils représentent aujourd’hui 22% de l’ensemble des situations enregistrées, contre 16% l’an passé.

Cette exposition a été créée afin de sensibiliser le plus grand nombre à cette forme de discrimination : l’évoquer, en parler, c’est prendre le parti de lever un tabou et permettre aux personnes concernées de rompre leur isolement.